La
chasse est inscrite dans l'histoire de
l'Homme. D'abord indispensable pour son
alimentation, la chasse est devenue
progressivement un loisir, parfois
contreversé mais bien
enraciné dans notre culture.
Souvent avec l'aide de chiens courant,
d'arrêt, leveur ou rapporteur, la
chasse prend de multiples formes
:
- Chasse
au SANGLIER en BATTUE postée et
aux chiens courants,
- Chasse
au CHEVREUIL en BATTUE, à
l'APPROCHE ou à
l'AFFÛT,
- Chasse
en PALOMBIERE,
- Chasse
au PETIT GIBIER SEDENTAIRE (perdrix
rouge, faisan ... )
- Chasse
au PETIT GIBIER MIGRATEUR (grive,
alouette, bécasse, palombe,
tourterelle ... )
- Chasse
à COUR,
- Chasse
à l'ARC,
- Chasse
à la FAUCONNERIE,
- SAUVAGINE
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BATTUE
au SANGLIER et au CHEVREUIL
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Tout commence
par le rassemblement des participants. Une
sorte de briefing suit pour
préciser le lieu et le
déroulement de la battue, mais
aussi pour rappeller les règles
garantissant la
sécurité.
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Tous les
chasseurs se transportent ensuite sur le
territoire de la battue, chacun prenant un
poste déterminé, alors que
la meute de chiens est lâchée
sur les lieux où le gibier a
été
repéré.
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Les chiens
travaillent aux ordres de leurs
maîtres qui s'en remettent à
leur flair et à leur instinct. Les
sangliers ou les chevreuils
dérangés par les chiens
fuient et deviennent la cible des
chasseurs postés. Le nombre de
bêtes à abattre est
réglementé sous forme de
bracelets qui doivent munir chaque
sanglier ou chevreuil abattu avant de les
transporter. Les bêtes sont ensuite
dépecées, vendues ou
rôties car, comme toujours en
Gascogne, tout se termine autour d'une
table où la convivialité, la
gaïté et l'ambiance sont
toujours présentes.
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CHASSE
à la PALOMBE ou PIGEON
RAMIER
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La palombe est un pigeon
sauvage migrateur au plumage gris bleuté
avec une collerette blanche. Vivant en zones
tempérées, les palombes se
rassemblent en volées de plusieurs centaines
ou milliers d'oiseaux vers les mois d'octobre et de
novembre pour s'envoler vers le sud de la France et
traverser la chaîne des
Pyrénées. C'est cette migration vers
l'Espagne que nos chasseurs attendent tous les ans
au moment où, généralement,
les champignons poussent et le feuillage des
arbres s'embrase de mille couleurs. Durant ces
quelques mois de l'automne et de l'hiver, une
fièvre s'empare de nombreux chasseurs qui
ont attrapé le "virus bleu" et que l'on
appelle les "paloumayres". Il faut dire que ces
passionnés atteints de la "maladie bleue"
s'y préparent tout au long de l'année
en fabriquant ou réparant des
palombières et des raquettes, en s'occupant
des oiseaux "appeaux", "appelants", "glaneuses",
"semi-volants" ou "volants", en entretenant les
tunnels, en élaguant les arbres, en
replantant, en débroussaillant... Pour
attendre ces vols de palombes, les paloumayres
prennent quelques jours de congés, se
retrouvent dès les premières lueurs
du jour, consacrent leurs week-end à guetter
les vols bleus. Tout cela pour l'excitation de voir
se poser les palombes. Quand un vol est
aperçu, la tension monte. Les palombes sont
là, elles tournoient dans le ciel, le
silence se fait, les chasseurs manoeuvrent les
raquettes au bon moment, les pigeons
entravés simulent, par leurs battements
d'ailes, des oiseaux en train de se poser ou de
glaner et incitent ainsi les pigeons sauvages
à se poser tout près du lieu
prévu. Sachant qu'au moindre bruit ou
mouvement ces milliers d'oiseaux bleus s'envolent,
les prises ne s'élèvent guère
à plus de 3, 5 voire 10 maximum palombes.
Pour ces passionnés, le tableau de chasse et
le retour sur investissement ne sont pas la
priorité mais plutôt l'occasion de
passer un bon moment entre amis en se racontant des
histoires, en se remémorant des souvenirs,
en partageant casse-croûte ou
véritable repas... La chasse à la
palombe peut s'effectuer avec des filets
disposés sur le sol ou avec des tirs de
fusils synchronisés à partir de
cabannes appelés "palombières" que
l'on construit enterrées, sur le sol, dans
les arbres ou sur des pylones.
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Chasse
de la PALOMBE
en
PALOMBIERE
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La chasse à la palombe
est souvent faite d'attente, l'attente de
l'arrivée de ces vols bleus de pigeons
ramiers migrateurs. Pour ce faire, des chasseurs
passionnés réalisent de
véritables résidences secondaires que
l'on appelle PALOMBIERES. Perchées sur de
grands arbres ou au sommet de pylônes, les
palombières sont souvent rudimentaires,
faites de planches, de tôles, de branchages
et de fougères. D'autres, en haut de leurs
échelles, sont des cabannes
aménagées avec soin, capables
d'accueillir de 4 à 6 personnes pour
attendre les vols de palombes durant toute la
journée. Entre amis, on y mange, on s'y
raconte des histoires de chasse, on y joue aux
cartes, on y plaisante, on se souvient de personnes
et d'évènements d'autrefois, on y
écoute la radio ... tout ce qui fait passer
de bons moments à ces passionnés de
chasse en palombière. Tant pis si les
palombes ne sont pas au rendez-vous ! Si par
bonheur un vol de palombes passe par là,
chaque chasseur se met en place et joue
naturellement le rôle qui est le sien. Les
appeaux sont agités pour inciter les
palombes à se poser près de la
palombière. Ce sont des pigeons
attachés par une patte sur des raquettes que
l'on monte à la cime des arbres
environnants. Articulées, les chasseurs les
agite à l'aide de filins. Attirées
par les mouvements d'ailes des appeaux, les
palombes se posent. Silencieux et immobiles, les
chasseurs visent chacun une palombe et, au signal
convenu d'avance, tirent ensemble. La parfaite
synchronisation du tir est impérative si
chacun veut rentrer chez lui avec son oiseau bleu,
toujours prêt à s'envoler aux moindres
bruit et mouvement.
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